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Lionne, aigle, ourse à chacune son tour,
Elle était aussi femme-impératrice.
Tous craignaient son pouvoir Inique.
Éffilée comme la lame de son épée, elle tranchait tout.
Elle éffaçait les obstacles et les rebelles.
Vivant nue dans son palais de bête,
elle aimait le pouvoir et rien n'échappait à la justesse de son jugement.
Avec le temps, certaine de l'emprise qu'elle exerçait sur les Hommes,
elle fini par perdre sa vigilance.
Quelques rusés d'hommes le comprirent et parvinrent à envahir le palais.
Des torches à la main et en grand nombre ils lancèrent
une battue comme on chasse un fauve.
Lucide, la bête s'enfuit.
On ne la revit jamais.
Un Homme pas plus humain que la bête,
s'installa dans le pouvoir.
et après lui un autre, ils se succédèrent ainsi sur cent générations.
Car il en va ainsi des hommes, de se comporter en bête.
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La réputation d'Alexander Pétrovickz était déjà bien campée "dans le square des illuminés", mais quand un soir il nous annonça "qu'il venait de croiser dans sa cave, une petite femme volante qui
lui avait offert un trésor", tout le village de Zbyrnov-Czekoléwo voulu lui ériger un monument à la gloire de sa folie, qui méritait au-moins cela.
Les années passèrent et au cimetière où furent inhumé Alexander Pétrovickz et sa réputation,
des enfants crurent voir s'échapper à la nuit, mille lueurs intenses de la tombe du vieux fou.
Chaque soir, le phénomène se réitéra jusqu'au petit matin.
Au bout d'un mois, le trouble du chahut des curieux, était devenu invivable, pour les villageois.
On venait de loin voir briller la tombe. Le miracle choquait d'autant plus que dedans, reposait un ivrogne. On fêtait les lumières dans le vin et parfois la débauche.
On s'indigna du trouble public.
Le Maire assisté d'officiers de justices procédèrent à l'ouverture de la tombe indigne.
Ils découvrirent le chapeau d'Alexander Pétrovickz, quelques étoiles en métal aussi ternes que des vieux sous et rien d'autre.
Ils ne s'étonnèrent qu'à peine de l'absence du défunt. L'heure n'était plus aux questionnements
mais à l'annonces de certitudes rassurantes.
Ils mirent le chapeau au feu et on vendit le reste à un brocanteur ambulant.
Le trou fut refermé et on parla de phénomène hallucinatoire collectif, d'hystérie...
Un calme de cimetière habituel remplaça rapidement l'agitation.
Zbyrnov-Czeléwo devint le quartier d'une grande ville et tout le monde oublia Alexandre Pétrovickz.
J'arrive au bout de ma longue vie et pas un jour ne sera passé sans que je songe à ce qu'avait bien pu voir celui dont j'ai la certitude qu'il n'était pas fou.
Belle et douce Gwenaëlle
le regard là-bas, au fond du paysage,
Elle était douce et délicate, comme ces gens détachés d'eux même.
Un crayon entre l'index et la majeur, elle posait ses songes sur les pages
et le monde prenait son envol.
Que voyait-elle à l'horizon, qu'on ne voyait pas?
A ses côtés, le temps était étrange, comme rempli d'air,
celui d'une soirée d'Août,
quand le soleil fond dans le mauve de la nuit.
Il y a bien longtemps que j'ai quitté l'horizon de l'écrivaine,
mais dès que je prends le temps de regarder les oiseaux,
je me dis que Gwenaëlle écrit encore.
